(Crédit image : Getty Images)
L’un des grands privilèges de la retraite est de pouvoir redonner.
Après des années passées à épargner, à travailler et à subvenir aux besoins de leur famille, de nombreuses personnes découvrent que la générosité devient l’une des activités les plus significatives de la vie.
Que vous souteniez votre église, souteniez la recherche médicale ou aidiez votre communauté à prospérer, donner apporte de la joie et un but.
La façon dont vous donnez compte. La façon dont vous structurez vos dons de bienfaisance peut avoir un impact non seulement sur les organismes que vous soutenez, mais également sur vos impôts, votre plan de revenu et l’héritage de votre famille.
C’est pourquoi de plus en plus de retraités se tournent vers les fonds conseillés par les donateurs (DAF). Ils ne sont pas réservés aux milliardaires : près de la moitié de tous les comptes DAF aux États-Unis détiennent moins de 50 000 dollars, selon l’étude nationale 2024 sur les fonds conseillés par les donateurs réalisée par le Donor Advised Fund Research Collaborative (DAFRC).
Pour de nombreuses familles, ils offrent un moyen simple et avantageux sur le plan fiscal d’aligner la générosité sur une stratégie de retraite plus large.
Une idée simple avec un timing flexible
Voici comment fonctionne un DAF : vous versez de l’argent ou des investissements à valeur ajoutée sur le compte, souvent au cours d’une année de revenus élevés. Cette contribution est immédiatement considérée comme un don de bienfaisance, qui pourrait donner droit à une déduction fiscale immédiate.
Les fonds peuvent ensuite être investis et potentiellement croître en franchise d’impôt.
Vous recommandez des subventions du compte à vos organismes de bienfaisance préférés selon votre propre calendrier, que ce soit demain ou dans plusieurs années.
Cette flexibilité temporelle est ce qui rend un DAF si puissant pour les retraités. Pensez à la dernière année de travail à temps plein ou à la vente d’une entreprise ou d’une maison familiale de longue date. Ces événements peuvent pousser le revenu imposable à des niveaux inhabituellement élevés.
Contribuer à un DAF la même année peut aider à compenser la facture fiscale, tout en vous permettant de répartir lentement les fonds caritatifs réels sur les années à venir.
Transformer de nombreux petits cadeaux en un seul geste intelligent
Même sans augmentation importante des ventes ou des revenus, les DAF brillent lorsqu’ils sont associés à une stratégie de regroupement. De nombreux retraités constatent que leurs dons annuels habituels ne donnent plus lieu à une déduction fiscale car ils ne dépassent pas la déduction standard.
Au lieu de donner 10 000 $ chaque année et de ne jamais détailler, vous pourriez contribuer 50 000 $ à un DAF une fois tous les cinq ans. Vous recevrez une déduction significative au cours de l’année de contribution, puis dirigerez des subventions de 10 000 $ par an aux mêmes organismes de bienfaisance que vous avez toujours soutenus.
Du point de vue de l’organisme de bienfaisance, rien ne change. De votre point de vue, vous avez réalisé des économies d’impôt qui autrement auraient été perdues.
Les recherches montrent que c’est exactement le nombre de retraités qui utilisent des DAF. Les contributions ont tendance à être plus importantes et moins fréquentes – souvent entre 10 000 et 50 000 dollars, selon l’étude du DAFRC – tandis que les subventions sont versées régulièrement au fil du temps.
Plus de la moitié des cotisations sont accordées dans un délai de trois ans, et près de 60 % le sont dans un délai de huit ans.
Au-delà de l’argent liquide : faire don d’actifs appréciés
Une autre raison pour laquelle les DAF s’intègrent si bien dans la planification de la retraite est leur capacité à accepter des titres appréciés. Au lieu de vendre des actions et de payer des impôts sur les plus-values, vous pouvez cotiser les actions directement à un DAF.
Vous évitez l’impôt sur le gain, bénéficiez d’une déduction pour la totalité de la juste valeur marchande et libérez votre portefeuille pour le rééquilibrage.
Pour les retraités qui ont bâti un patrimoine important grâce aux actions de leur employeur ou à un seul investissement, cela peut être gagnant-gagnant : réduire le risque dans le portefeuille tout en augmentant l’impact des dons de bienfaisance.
Don régulier, organisé et simplifié
Une idée fausse très répandue est que les DAF « bloquent l’argent » et retardent le soutien aux organisations caritatives. L’étude DAFRC montre le contraire :
- 78 % des comptes ont effectué au moins une subvention dans les trois ans.
- Les taux de versement médians étaient de 15 % pour les comptes actifs, soit nettement au-dessus des 5 % que les fondations privées sont tenues de distribuer.
- La plupart des fonds sont décaissés rapidement. Plus de la moitié des cotisations sont accordées dans un délai de trois ans.
En d’autres termes, la plupart des retraités utilisent les DAF pour organiser et fluidifier leurs dons, et non pour les retarder indéfiniment.
Le système est également bien organisé. Au lieu de jongler avec des dizaines de reçus pour différentes œuvres caritatives chaque mois de décembre, vous apportez une seule contribution au DAF.
Au moment des impôts, vous ne suivez que ce seul cadeau. Le sponsor s’occupe de la paperasse, des rapports et des distributions aux organisations à but non lucratif de votre choix.
Un héritage intégré
La quasi-totalité des DAF (92 %) incluent un plan de succession. Vous pouvez nommer des enfants ou des petits-enfants comme conseillers, leur donnant ainsi un rôle actif dans les décisions caritatives après votre départ.
Certaines familles profitent des réunions annuelles d’octroi de subventions pour transmettre des valeurs d’intendance et de générosité. D’autres choisissent de reverser le reste à un organisme de bienfaisance préféré.
Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une approche simple et clé en main du don de legs, sans la complexité liée à la création d’une fondation privée.
Questions à considérer
Si vous êtes enclin aux œuvres caritatives, voici quelques questions qui méritent d’être posées :
- Prévoyez-vous une année de revenus élevés après la retraite, la vente d’une maison ou le rééquilibrage de votre portefeuille ?
- Le regroupement de plusieurs années de cotisations en une seule contribution DAF pourrait-il vous aider à capturer les déductions plus efficacement ?
- Le don d’actions appréciées réduirait-il le risque dans votre portefeuille tout en maximisant les dons caritatifs ?
- Souhaitez-vous impliquer vos enfants ou petits-enfants dans la réalisation de votre vision caritative ?
L’essentiel
Les dons de bienfaisance à la retraite ne devraient pas se résumer à la simple rédaction de chèques. Il s’agit de maximiser l’impact, de capter les économies d’impôt disponibles et de créer un héritage de générosité.
Un DAF peut vous aider à y parvenir. En regroupant les dons de manière stratégique, en contribuant à des actifs appréciés et en alignant vos dons sur les années de revenu élevé, vous pouvez conserver une plus grande partie de votre argent de retraite pour les causes qui vous tiennent à cœur, plutôt que de les envoyer à l’Oncle Sam.
Si le don fait partie intégrante de votre vision de la retraite, le moment est venu de déterminer si un FAD s’intègre dans votre plan.
Avec la bonne stratégie, vous pouvez simplifier vos dons, renforcer votre héritage et avoir l’esprit tranquille en sachant que votre générosité fait la différence que vous souhaitez.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






