Pendant des décennies, le portefeuille équilibré traditionnel s’est appuyé sur les actions pour la croissance et sur les obligations pour la stabilité. L’allocation classique d’actions et d’obligations est devenue le fondement de l’investissement de retraite car elle offrait aux investisseurs un moyen pratique d’obtenir des rendements à long terme tout en gérant les risques.
Mais l’investissement a évolué et nous avons aujourd’hui accès à des solutions qui n’existaient pas lors du développement du portefeuille traditionnel.
L’un des produits qui fait l’objet d’une attention accrue est la rente enregistrée indexée (RILA), ce qui soulève une question importante : les investisseurs devraient-ils se demander si les allocations obligataires traditionnelles sont le seul moyen d’aider à gérer le risque de leur portefeuille ?
La clé est la protection contre les baisses
Contrairement aux obligations, qui sont influencées par les taux d’intérêt et les marchés du crédit, un RILA peut fournir des rendements liés à la performance d’un indice de marché, tel que le S&P 500, tout en offrant un niveau défini de protection contre les baisses sur une période de résultat spécifiée.
De nombreux contrats offrent aujourd’hui une protection contre les baisses contre les premiers 10 à 30 % (voire 100 % dans certains cas) des pertes de marché sur une durée de six ans, tout en permettant aux investisseurs de participer aux gains du marché, sous réserve de taux de participation, de plafonds de hausse ou d’autres dispositions contractuelles.
Les fonctionnalités de protection sont soumises aux conditions et limites du contrat, et les investisseurs peuvent toujours subir des pertes.
La construction du portefeuille devrait évoluer à mesure que les solutions d’investissement évoluent. Pendant des années, les investisseurs avaient deux choix principaux pour les actifs à long terme : les actions pour leur potentiel de croissance et les obligations pour leur stabilité.
Aujourd’hui, les investisseurs disposent d’outils supplémentaires qui peuvent mériter d’être pris en considération en fonction de leurs objectifs.
Ce changement a amené de nombreux conseillers à réfléchir moins au remplacement d’un investissement par un autre qu’à élargir la conversation. La pertinence d’un RILA, d’une allocation d’obligations ou d’une autre stratégie dépend des objectifs de l’investisseur, de sa tolérance au risque, de ses besoins de liquidité, de son horizon temporel et de sa situation fiscale.
Plutôt que de considérer un portefeuille comme composé de seulement deux catégories (potentiel de croissance et stabilité), certains conseillers considèrent désormais les stratégies d’investissement tamponnées comme une troisième catégorie potentielle, positionnée entre les actions traditionnelles et les titres à revenu fixe.
Mérite d’être évalué
Pour les investisseurs à la recherche d’un potentiel de croissance avec un niveau prédéterminé de protection contre les baisses, ce terrain d’entente pourrait offrir une alternative qui mérite d’être évaluée.
Le but n’est pas de déclarer qu’un investissement est universellement meilleur qu’un autre. Il s’agit de se demander si le portefeuille traditionnel mérite un nouveau regard.
Les investisseurs ont aujourd’hui plus de choix que les générations précédentes, et parfois la meilleure solution est celle qui n’existait pas lorsque les idées reçues ont été établies.
Les RILA ne conviennent pas à tout le monde.
- Les investisseurs renoncent généralement aux dividendes
- Les rendements à la hausse peuvent être limités par les taux de participation ou les plafonds
- La protection contre les baisses de prix s’applique uniquement selon les termes du contrat, uniquement si le contrat est détenu jusqu’à la période de résultat applicable.
La plupart des contrats incluent également des frais de rachat au cours des premières années, et les retraits des contrats non éligibles sont généralement imposés comme un revenu ordinaire dans la mesure des gains.
De plus, les distributions versées avant l’âge de 59 ans et demi peuvent être soumises à une pénalité fiscale fédérale de 10 %, sauf exception.
Les obligations continuent de jouer un rôle important pour de nombreux investisseurs en apportant revenu, liquidité et diversification. Le fait n’est pas que les obligations soient devenues obsolètes. Il s’agit plutôt du fait que les investisseurs d’aujourd’hui disposent de plus de choix en matière de gestion des risques qu’il y a une génération.
Peut-être que la conversation ne porte plus uniquement sur les actions contre les obligations. Il est peut-être temps de se demander si la construction de portefeuille moderne inclut une troisième tranche, conçue pour combler l’écart entre le potentiel de croissance et la protection contre les baisses. Pour de nombreux investisseurs, cette conversation aurait pu être envisagée depuis longtemps.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






