Pour de nombreux propriétaires, le marché immobilier actuel ressemble à une impasse. Les taux hypothécaires élevés et les stocks limités ont poussé de nombreuses personnes à choisir de rester sur place plutôt que de déménager.
Un rapport récent de Citizens, où je suis responsable des prêts hypothécaires et des prêts à la consommation, a révélé que seulement 13 % des propriétaires américains déclarent qu’acheter une nouvelle maison semble réaliste dans l’environnement économique actuel.
Mais tout le monde n’a pas le luxe d’attendre. Les délocalisations d’emploi, les changements familiaux et les responsabilités en matière de soins se poursuivent quelles que soient les conditions du marché. Pour ces acheteurs incontournables, la question n’est pas de savoir s’il faut agir, mais comment avancer dans un marché difficile.
Beaucoup commencent le processus avec une approche stratégique et financière. L’abordabilité reste une préoccupation majeure. Cependant, les conditions du marché incitent souvent les acheteurs à changer de cap.
De nombreux acheteurs se lancent dans le processus en s’attendant à ce que leur maison actuelle soit le plus gros obstacle. De plus en plus, nous constatons le contraire. Les maisons peuvent se vendre rapidement, tandis que les stocks limités et la concurrence rendent la recherche de la prochaine propriété beaucoup plus difficile.
Gérer l’écart
Pour les propriétaires qui doivent vendre une maison et en acheter une autre, le défi consiste souvent moins à conclure une transaction qu’à gérer l’écart entre deux transactions qui s’alignent rarement parfaitement.
Naviguer dans cet environnement nécessite de la flexibilité. Une compréhension claire des outils de financement et de liquidité disponibles peut aider à combler ces écarts, mais de nombreux acheteurs ne savent pas par où commencer.
Le même rapport de Citizens révèle que 63 % des propriétaires auront probablement besoin de financement pour l’achat ou l’amélioration de leur maison au cours des cinq prochaines années, mais 39 % déclarent ne pas comprendre comment fonctionnent les options de financement.
De plus, 27 % ne sont pas familiers avec la valeur nette de leur propriété ou n’ont pas encore exploré comment l’utiliser.
Beaucoup de choses à découvrir
Ce manque de connaissances peut compliquer un processus déjà complexe. Au-delà de trouver la bonne maison, les acheteurs doivent évaluer les options de prêt, comparer les coûts et gérer le calendrier, tout en faisant face à l’incertitude concernant les taux et les stocks.
Pour ceux qui ont besoin d’agir rapidement, la liquidité et la flexibilité sont essentielles. Certains acheteurs explorent des moyens d’exploiter la valeur nette de leur logement existant, notamment les marges de crédit sur valeur domiciliaire (HELOC) et les prêts sur valeur domiciliaire.
Environ 40 % des demandes HELOC chez Citizens atteignent l’approbation finale en 10 jours ou moins, aidant les emprunteurs à agir de manière décisive sans incertitude prolongée.
Ces options permettent aux propriétaires d’emprunter sur la valeur qu’ils ont bâtie sur leur propriété actuelle, ce qui peut être utile lorsque le marché concurrentiel rend le calendrier d’achat difficile à cerner.
Par exemple, un acheteur qui déménage pour travailler peut avoir un calendrier défini pour vendre sa maison actuelle et obtenir un logement dans une nouvelle région. Trop souvent, ces délais ne correspondent pas.
Une maison peut se vendre rapidement, mais le manque d’options adaptées peut retarder l’achat de la prochaine propriété, créant ainsi le besoin de logements provisoires ou de solutions de financement temporaires.
Dans ces situations, accéder à la valeur nette de votre logement peut aider à combler les déficits de liquidité et à réduire la pression nécessaire pour prendre des décisions précipitées.
Les acheteurs peuvent également renforcer leur position en obtenant une lettre d’engagement entièrement souscrite auprès d’un prêteur, qui vérifie le revenu, le crédit et le ratio dette/revenu avant de commencer à faire des offres.
Explorez vos options
Cela dit, les produits sur valeur domiciliaire et une position forte sur le marché ne sont pas les seuls moyens de réussir une transaction, et ils ne sont pas sans risque. Les imprévus de vente sont une option, mais la plupart des vendeurs préfèrent les éviter.
Alternativement, les acheteurs qui souhaitent attendre la vente de leur maison avant d’acheter peuvent envisager un prêt relais, conçu pour fournir un financement à court terme qui « comble » l’écart entre l’achat d’une nouvelle maison et la vente de la maison actuelle, donnant aux acheteurs les fonds nécessaires pour faire une offre avant la fermeture de leur maison existante.
Cela ouvre la possibilité d’effectuer deux paiements de logement en même temps, ce qui entraîne de grandes tensions financières. La flexibilité de la période de tirage d’un HELOC permet aux emprunteurs de rythmer les remboursements du principal et des intérêts, ce qui peut être utile pour lisser les flux de trésorerie au cours des premières années de remboursement.
Comprendre ces risques est essentiel pour prendre les décisions qui positionneront au mieux l’acheteur financièrement, bien au-delà du moment transactionnel du déménagement.
Alléger la tension
Même avec des informations solides, acheter une maison sous pression peut être difficile. Des conseils pratiques et des attentes réalistes peuvent aider les acheteurs à prendre des décisions plus sûres.
Dans le marché difficile d’aujourd’hui, les acheteurs doivent constituer une équipe de conseillers de confiance, comprenant des professionnels de l’immobilier et des prêteurs, dès le début du processus. Ils peuvent également anticiper les revers et envisager un logement temporaire si nécessaire pour éviter de compromettre leurs objectifs.
Lorsque les acheteurs comprennent pleinement leurs options, ils sont mieux placés pour prendre des décisions qui soutiennent leur santé financière à long terme.
Alors que certains experts suggèrent que le marché immobilier est au point mort, les acteurs incontournables prouvent que le marché ne s’est pas complètement arrêté. Les gens achètent encore des maisons, avec simplement un besoin accru de conseils fiables lorsque le moment n’est pas idéal. Ils veulent comprendre tous les risques financiers possibles avant de s’inscrire.
Dans ce contexte, les acheteurs qui prennent le temps de comprendre leurs options de financement et de planifier leurs liquidités sont mieux placés pour naviguer sur le marché de manière réfléchie, même lorsqu’attendre n’est pas une option.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






