Certaines leçons que nous enseignons à nos enfants viennent naturellement, comme dire « s’il vous plaît » ou « merci ».
D’autres demandent un peu plus de créativité et de patience. Leur apprendre à redonner entre définitivement dans cette deuxième catégorie.
La générosité ne se fait pas du jour au lendemain. Les enfants l’apprennent en regardant, en ressentant et en faisant. En tant que parents, nous sommes constamment sur cette ligne entre vouloir qu’ils apprécient ce qu’ils ont et ne pas transformer chaque leçon en un cours magistral.
Cinq stratégies simples et significatives peuvent aider vos enfants à comprendre ce que signifie redonner d’une manière adaptée à la vraie vie de votre famille.
1. Commencez par la gratitude
Dans notre maison, la gratitude est quelque chose que nous essayons d’inculquer à nos enfants. Il ne s’agit pas d’un grand moment de type « s’asseoir en cercle et réfléchir », mais plutôt de « Qu’est-ce qui vous a fait sourire aujourd’hui ? » ou « Quelle a été la meilleure partie de votre journée ? »
Ces petits moments aident les enfants à réaliser tout ce qu’ils ont déjà, qu’il s’agisse d’amis, de famille, de nourriture ou d’une maison… des choses que nous, les adultes, tenons parfois pour acquises. Lorsque les enfants commencent à remarquer le bien, ils veulent naturellement le partager.
Des études, comme celle de Robert Emmons, un éminent expert en gratitude, montrent que pratiquer la gratitude pendant cinq minutes chaque jour peut vous rendre 25 % plus heureux.
2. Laissez-les prendre les devants
Les enfants ont un grand cœur et des opinions encore plus grandes. Si vous avez déjà essayé de choisir une tenue pour votre fille, vous savez exactement ce que je veux dire. Cela aide de les laisser prendre les devants lorsqu’il s’agit de donner.
Peut-être que votre enfant souhaite faire don de vieux jouets, aider des animaux ou collecter de la nourriture pour les familles dans le besoin. Lorsque le choix leur appartient, ils se sentent propriétaires, et c’est à ce moment-là que le déclic commence vraiment.
J’ai appris cela à mes dépens lorsque j’ai essayé de nettoyer moi-même les jouets de mes enfants. Disons que ça ne s’est pas bien passé.
Mais une fois que je leur ai donné le temps et l’espace nécessaires pour parcourir leurs affaires et imaginer un autre enfant jouant avec ces jouets, tout a changé. C’est devenu amusant, réfléchi et étonnamment significatif.
3. Faites du bénévolat en famille
Certains de mes souvenirs préférés viennent des choses que nous avons faites en famille. Cherchez des moyens de faire de redonner une expérience partagée, comme préparer des biscuits pour une collecte de fonds à l’école, participer à un nettoyage de plage ou faire du bénévolat dans un refuge local ou une banque alimentaire.
Même si tout le monde s’en plaint au début, ce sont souvent ces moments qui se transforment ensuite en meilleures histoires.
J’ai entendu des familles parler de leurs courses annuelles de Turkey Trot. Chaque année, tout le monde se plaint de se réveiller tôt, mais ce sont pourtant ces matins-là qui font le plus rire.
Les enfants adorent se sentir membres d’une équipe, et lorsque redonner devient une tradition familiale, cela cesse de donner l’impression que tout le monde « devrait » faire et devient quelque chose de spécial que vous voulez faire. C’est une de ces choses qui rapproche les gens.
Des études ont révélé que 81 % des parents qui donnent ont déclaré que leurs enfants de moins de 18 ans ont également participé à une activité caritative au cours de la dernière année.
4. Intégrez le don à leur allocation
Si vos enfants reçoivent une allocation, intégrez la générosité au plan. Encouragez-les à prévoir une partie pour l’épargne, une partie pour les dépenses et une partie pour les dons.
Par exemple, s’ils reçoivent une allocation hebdomadaire, demandez-leur de mettre de côté quelques dollars ou un petit pourcentage pour une cause ou un organisme qui leur tient à cœur. C’est une façon simple d’enseigner à la fois la responsabilité financière et la joie que procure le fait d’aider les autres.
5. Impliquer les enfants dans la prise de décision philanthropique
Si donner fait déjà partie du budget de votre famille et que vos enfants sont un peu plus âgés, invitez-les à participer au processus. Laissez-les faire des recherches et suggérer les organisations que votre famille pourrait vouloir soutenir.
Ils peuvent explorer des sites tels que Charity Navigator ou Charity Watch pour en savoir plus sur différentes causes et sur la manière dont les organisations à but non lucratif utilisent leurs fonds.
Vous pouvez rendre l’événement amusant en le transformant en une « séance de pitch » conviviale, au cours de laquelle chaque enfant présente sa cause préférée et tout le monde vote pour savoir où va le don.
Si votre famille donne régulièrement, vous pouvez également envisager d’ouvrir un fonds conseillé par le donateur (DAF), un véhicule qui vous permet de donner de l’argent, des titres appréciés et d’autres actifs et de bénéficier d’une déduction fiscale immédiate.
Les fonds peuvent être investis pour une croissance à l’abri de l’impôt et vous pouvez attribuer des subventions à des organismes de bienfaisance éligibles.
Pour les familles qui donnent des sommes plus importantes, une fondation familiale peut être une autre excellente option, offrant plus de structure et une implication à long terme. Essentiellement, vous créez votre propre organisation caritative privée financée par les actifs familiaux et contrôlée par votre famille.
À mesure que vos enfants grandissent, ils peuvent jouer un rôle actif dans la gestion du fonds ou de la fondation.
Le cœur de tout
Apprendre à nos enfants à redonner n’est pas une question de gros dons ou de moments parentaux parfaits. Il s’agit d’élever des humains gentils qui remarquent le monde qui les entoure.
Lorsque nos enfants apprennent que même le plus petit acte de gentillesse compte, qu’il s’agisse de partager une collation, d’aider un ami ou de donner un jouet, ils commencent à se considérer comme faisant partie de quelque chose de plus grand.
C’est à cela que tout se résume : les aider à comprendre que leurs actions, aussi petites soient-elles, peuvent faire une réelle différence dans la journée de quelqu’un et dans le monde qui l’entoure.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






