Le sénateur Josh Hawley (R-Mo.) fait pression pour une nouvelle « Loi sur l’absence de taxes sur les soins de santé » qui permettrait aux ménages de déduire jusqu’à 25 000 $ de frais médicaux, y compris les primes d’assurance maladie qu’ils paient eux-mêmes.
Cette déduction proposée s’ajouterait à la déduction standard, à laquelle la plupart des contribuables réclament actuellement.
La proposition fait suite à un projet de loi massif d’impôts et de dépenses Trump/GOP de 2025 qui offre aux contribuables plusieurs nouvelles déductions pour les intérêts des prêts automobiles, les heures supplémentaires et les pourboires.
Cependant, la proposition de Hawley, qui devrait surmonter d’importants obstacles politiques pour avancer au Congrès, ne remplacerait pas les crédits d’impôt pour primes de l’Affordable Care Act (ACA).
Ces crédits, qui aident des millions d’Américains à payer leurs primes de soins de santé, sont au cœur des débats à Capitol Hill depuis la fermeture du gouvernement.
Alors, y aura-t-il des changements significatifs dans les allégements fiscaux pour les soins de santé en 2026 ?
« Pas de taxes sur les soins de santé ?
Dans un libérer À propos du projet de loi, Hawley souligne que « près de 41 pour cent des adultes aux États-Unis ont une forme de dette résultant de frais médicaux. Au cours de la dernière année seulement, un récent rapport Gallup a révélé que 31 millions d’Américains ont emprunté de l’argent pour payer leurs soins de santé ».
Pour résoudre ce problème, le projet de loi de Hawley élargirait la déduction pour frais médicaux existante, qui n’est actuellement disponible qu’aux contribuables qui détaillent et uniquement pour les dépenses supérieures à 7,5 % du revenu brut ajusté.
Son plan déplacerait cette déduction « au-dessus de la limite », de sorte que tout contribuable puisse réclamer jusqu’à 25 000 $ par personne en dépenses médicales personnelles, y compris les primes qu’il paie directement pour la couverture.
La proposition, annoncé début décembre, est présenté comme « pas de taxes sur les soins de santé », faisant écho aux récents slogans du Parti républicain comme « pas de taxe sur les pourboires » et « pas de taxe sur les heures supplémentaires ».
Qu’en est-il des crédits d’impôt ACA ?
Les crédits d’impôt sur les primes ACA réduisent d’emblée les primes du marché en fonction du revenu et du coût du régime, et les subventions « améliorées » créées par la législation en période de pandémie devraient expirer à la fin de 2025, à moins que le Congrès n’agisse.
- Le projet de loi de Hawley ne prolonge pas ces subventions ACA et ne crée pas de nouveau crédit de type ACA.
- Au lieu de cela, sa proposition propose une déduction fiscale fédérale distincte qui entrerait en jeu au moment du dépôt, et non au moment où vous souscrivez un régime de soins de santé.
Étant donné que les déductions réduisent le revenu imposable plutôt que directement les primes, elles apportent généralement moins d’allégement qu’une subvention dollar pour dollar, en particulier pour les ménages à faible revenu qui sont peu assujettis à l’impôt.
Si les crédits ACA améliorés expirent, de nombreux inscrits sur le marché pourraient voir leurs primes augmenter considérablement en 2026, quelle que soit l’idée de Hawley. Les non-détaillants devraient probablement encore peser des factures mensuelles plus élevées par rapport à un éventuel allégement fiscal de fin d’année.
Qui pourrait en bénéficier ?
De manière générale, une déduction pour soins de santé au-dessus de la limite serait orientée vers les contribuables ayant un revenu et des dépenses suffisants pour l’utiliser pleinement. Pensez aux ménages à revenus moyens et supérieurs qui achètent leur propre couverture sans l’aide de l’employeur.
Les consommateurs à faible revenu qui dépendent actuellement des subventions de l’ACA, de Medicaid ou des plans d’employeur avec des primes modestes pour les travailleurs pourraient voir peu ou pas de gain direct d’une déduction fiscale pour soins de santé comme celle de Hawley. En effet, ils ne paient souvent pas suffisamment d’impôt sur le revenu pour bénéficier pleinement d’une déduction importante.
Et… une déduction fiscale n’empêcherait pas la perte de couverture pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre les primes brutes plus élevées qui surviendront si les crédits ACA améliorés expirent.
Primes de soins de santé : bilan
Les mécanismes clés du plan Hawley restent vagues, y compris un problème budgétaire majeur : comment le gouvernement compenserait la perte de revenus résultant d’une déduction fiscale pour soins de santé aussi importante et largement disponible.
Pour l’instant, en résumé, le projet de loi de Hawley n’est qu’une proposition.
Les démocrates du Sénat, quant à eux, continuent de faire pression en faveur d’une prolongation des subventions de l’ACA plutôt que d’une alternative basée sur des déductions. Le débat sur la taxe sur les soins de santé fait donc rage.






