L’une des questions les plus importantes en matière de planification de la retraite est également l’une des plus difficiles à répondre : combien pouvez-vous retirer de votre portefeuille chaque année sans manquer d’argent ?
Un point de départ communément cité est le Règle des 4 %. Il suggère de retirer environ 4 % d’un portefeuille la première année, puis d’augmenter ce montant en fonction de l’inflation.
En utilisant cette ligne directrice :
- Un portefeuille d’un million de dollars pourrait initialement supporter environ 40 000 dollars de retraits annuels
- Un portefeuille de 1,5 million de dollars pourrait supporter environ 60 000 dollars
- Un portefeuille de 2 millions de dollars pourrait supporter environ 80 000 dollars
Ces chiffres sont des illustrations et non des garanties. Une stratégie durable dépend de la durée de la retraite, des rendements, inflationles impôts, les coûts des soins de santé, les autres revenus, la flexibilité des dépenses et les objectifs en matière d’héritage.
Un conseiller financier peut vous aider à déterminer comment ces facteurs interagissent et comment la stratégie doit évoluer au fil du temps.
La règle des 4 % n’est qu’un point de départ
La règle des 4 % est séduisante car simple. La retraite ne l’est pas. Les marchés fluctuent, frais de santé augmentent, les lois fiscales évoluent et les dépenses changent.
Un conseiller peut vous aider à déterminer si un montant de 4 % est raisonnable pour un ménage particulier ou si un montant de départ plus élevé ou plus bas pourrait être plus approprié.
Pourquoi le bon taux de retrait est différent pour chacun
Aucun taux de retrait unique ne convient à tous les retraités.
Durée de la retraite et répartition des investissements. Une personne qui prend sa retraite à 60 ans peut avoir besoin d’un portefeuille pour durer 35 ou 40 ans. Le portefeuille doit également équilibrer stabilité et croissance. Un investissement trop conservateur peut rendre difficile le rythme de l’inflation, tandis qu’un investissement trop agressif peut entraîner des pertes importantes au mauvais moment. Un conseiller peut modéliser longévité hypothèses et construire une allocation adaptée aux besoins du retraité.
Inflation et impôts. L’inflation réduit progressivement le pouvoir d’achat. Les taxes affectent également le montant d’un retrait pouvant être dépensé. Les retraits des comptes de retraite traditionnels sont généralement imposables, les retraits Roth qualifiés peuvent être exonérés d’impôt et les comptes imposables peuvent produire des intérêts, des dividendes et des gains en capital.
Le ordre dans lequel les comptes sont utilisés peut affecter les tranches d’imposition, les primes Medicare, la fiscalité de la sécurité sociale et les distributions minimales requises. Un conseiller peut aider à coordonner les retraits sur tous les types de comptes et travailler avec un fiscaliste, le cas échéant.
Autres objectifs de revenus, de dépenses et d’héritage. La sécurité sociale, les retraites, les revenus locatifs et les versements de rentes peuvent réduire le montant requis pour les investissements. Les retraités qui peuvent réduire leurs dépenses discrétionnaires pendant des marchés difficiles peuvent bénéficier de plus de flexibilité.
Certains retraités souhaitent dépenser la plupart de leurs actifs ; d’autres veulent préserver leur patrimoine pour leur famille ou des œuvres caritatives. Un conseiller peut coordonner les revenus et équilibrer les besoins de style de vie avec la sécurité à long terme et objectifs hérités.
Pourquoi les rendements moyens ne disent pas tout
Même lorsque ces facteurs sont pris en compte, le calendrier des rendements du marché peut avoir une incidence considérable sur les résultats à la retraite.
Un calculateur peut supposer qu’un portefeuille génère un rendement moyen stable chaque année. Les marchés réels ne se comportent pas de cette façon. Deux retraités peuvent obtenir le même rendement moyen sur 20 ans tout en obtenant des résultats très différents selon le moment où les gains et les pertes surviennent.
L’importance du risque de séquence de rendements
Ce risque temporel est appelé risque de séquence de retours.
Considérons deux retraités avec le même portefeuille de départ, les mêmes retraits et le même rendement moyen. On connaît des rendements solides dès le début. L’autre connaît un déclin important peu de temps après sa retraite et des rendements plus élevés plus tard.
Le deuxième retraité pourrait se retrouver avec beaucoup moins d’argent, car les retraits en période de ralentissement économique nécessitent de vendre davantage d’actions à des prix déprimés. Ces actions ne sont plus disponibles pour participer à une reprise.
Supposons qu’un retraité commence avec 1 million de dollars et envisage de retirer 40 000 $ par an. Si le portefeuille baisse de 20 % avant le retrait, sa valeur tombe à 800 000 $. Après avoir pris 40 000 $, il reste environ 760 000 $. Il faudrait alors que le portefeuille gagne plus de 31 % pour revenir à 1 million de dollars.
C’est pourquoi un plan de retrait ne devrait pas fonctionner indépendamment de la stratégie d’investissement.
Comment un conseiller peut vous aider à gérer le risque lié au revenu de retraite
Le risque de séquence ne peut pas être éliminé, mais il peut être géré.
Maintenir une réserve de trésorerie appropriée. Les liquidités pour les dépenses à court terme peuvent réduire la nécessité de vendre des actions en période de ralentissement économique. Un conseiller peut vous aider à déterminer le montant à conserver sans affaiblir la croissance à long terme.
Créez des règles de dépenses flexibles. Un retraité peut retarder temporairement un achat important, réduire ses déplacements ou suspendre les hausses d’inflation. L’établissement de lignes directrices à l’avance peut faciliter ces décisions.
Rééquilibrez systématiquement. Un conseiller peut restaurer le portefeuille à sa répartition prévue et contribuer à empêcher les gros titres à court terme de déterminer les décisions d’investissement.
Coordonner la sécurité sociale et les retraites. Retarder la sécurité sociale peut accroître le revenu garanti futur, mais nécessiter des retraits de portefeuille plus importants à court terme. Un conseiller peut comparer les compromis entre les impôts, la longévité et les prestations de survivant.
Utilisez une stratégie de retrait dynamique. Un retrait fixe peut ne pas rester approprié tout au long de la retraite. Les garde-fous peuvent permettre aux dépenses d’augmenter après de solides performances et de diminuer lorsque le portefeuille tombe en dessous de niveaux prédéterminés.
Pourquoi les conseils continus sont importants
UN régime de retraite ne doit pas être traité comme un calcul unique. Les marchés, les dépenses, les lois fiscales, la santé et la situation familiale changent.
Un conseiller peut examiner les taux de retrait, rééquilibrer les investissements, mettre à jour les projections, coordonner les distributions fiscalement sensibles et fournir une perspective objective lors de marchés volatils.
La valeur des conseils ne consiste pas à prédire chaque mouvement du marché. Cela aide les retraités à prendre des décisions disciplinées basées sur un plan coordonné plutôt que sur des émotions à court terme.
L’essentiel
La règle des 4 % peut être un point de départ utile, mais il ne s’agit pas d’un plan de revenu de retraite personnalisé.
Une stratégie durable doit tenir compte de la durée de la retraite, de la répartition des investissements, de l’inflation, des impôts, des coûts des soins de santé, des autres revenus, de la flexibilité des dépenses, des objectifs hérités et du risque de séquence de rendement.
Un conseiller financier peut rassembler ces questions et aider à ajuster la stratégie en fonction de l’évolution des circonstances. L’objectif n’est pas simplement de retirer le maximum possible aujourd’hui. Il s’agit d’équilibrer le plaisir de la retraite maintenant et le maintien de la sécurité financière pour les années à venir.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






