Si vous recevez des conseils financiers d’une personne rémunérée en fonction des produits que vous achetez, vous n’obtenez pas conseils financiers objectifs. Vous êtes vendu.
Cela peut paraître dur, mais c’est la réalité : une grande partie du secteur des services financiers est encore en activité.
L’un des facteurs les moins bien compris de ce problème est ce qu’on appelle partage des revenus. Et si vous ne savez pas comment cela fonctionne, il y a de fortes chances que cela influence votre portefeuille.
L’incitation que vous n’êtes pas censé remarquer
Le partage des revenus est simple :
- Les sociétés de gestion de portefeuille facturent des frais sur les produits que vous possédez
- Ils renvoient une partie de ces frais de gestion aux sociétés de conseil financier qui recommandent leur produit.
- Plus il y a d’argent des clients dans ces produits financiers, plus l’argent revient aux conseillers financiers.
Au total, ces paiements peuvent totaliser des centaines de millions de dollars au fil du temps.
Appelons-le ainsi : un incitatif financier pour un conseiller financier pour vous orienter vers certains investissements.
Ce n’est pas un conseil, c’est une distribution de produits financiers
Pensez à l’analogie de « l’espace sur les étagères » de l’épicerie.
Les marques à la hauteur des yeux n’ont pas gagné cette place en étant meilleures. Ils l’ont payé.
Appliquez maintenant cela à votre portefeuille :
- Certains fonds sont plus faciles à recommander pour votre conseiller financier
- Certains fournisseurs de produits obtiennent un placement privilégié
- Certaines options peuvent même ne pas vous être présentées
Ce n’est pas un conseil objectif. C’est une distribution de produits déguisée en planification financière.
Le coût pour vous : frais cachés et frais composés
Le partage des revenus ne vient pas de rien. Il provient des retours sur investissement de vos investissements et s’ajoute à (ou parfois s’intègre) à vos :
- Frais de conseil
- Frais du fonds
- Coûts de la plateforme
Vous finissez donc par payer ce que de nombreux initiés appellent « les frais sur les frais sur les frais ».
Même de petites différences de coût se traduisent par d’énormes différences de richesse à long terme.
Pourquoi la plupart des investisseurs ne le voient jamais
Le partage des revenus est techniquement divulgué.
Mais en pratique ?
- C’est enfoui dans les petits caractères de vos contrats clients ou de vos prospectus de fonds communs de placement.
- C’est rarement quantifié
- Ce n’est presque jamais expliqué clairement (ni même évoqué)
Les investisseurs continuent donc de croire qu’ils reçoivent des conseils objectifs alors qu’ils se trouvent souvent dans un système conçu pour récompenser le conseiller financier pour le placement de produits.
Voici la vérité qui échappe à la plupart des investisseurs
Le problème ne vient pas seulement des mauvais acteurs. C’est le système.
Même les conseillers financiers bien intentionnés opèrent dans le cadre de structures de rémunération qui :
- Récompenser certaines recommandations de produits financiers
- Encourager les « listes approuvées » de produits
- Rendre certains placements plus rentables que d’autres — pour le conseiller
Vous ne pouvez pas résoudre ce problème uniquement avec de meilleures questions. Vous y parvenez en changeant le type de conseiller avec lequel vous travaillez.
La rupture nette : des conseils financiers payants uniquement
Si vous souhaitez éliminer ces conflits, il existe une solution simple : travaillez avec un conseiller financier payant. Mieux encore, travaillez avec une personne affiliée au Association nationale des conseillers financiers personnels (NAPFA).
Les conseillers NAPFA opèrent selon des normes strictes :
- Paiements clients uniquement
- Aucune commission de vente
- Aucun accord caché de partage des revenus
- Aucune compensation de tiers liée aux recommandations
Relisez-le. Les conseillers financiers NAPFA ne sont pas payés davantage en fonction de ce que vous achetez. C’est un modèle économique complètement différent.
Pourquoi c’est encore plus important que les informations d’identification
De nombreux investisseurs se concentrent sur désignationstitres et image de marque.
Mais voici la vérité inconfortable :
- Un titre professionnel ou un titre n’élimine pas les conflits d’intérêts
- Une présentation commerciale soignée n’élimine pas les incitations financières
- Une grande société financière n’élimine pas les conseils biaisés
Structure de rémunération fait. Et si votre conseiller fait partie d’un système qui profite du placement de produits, vous devez partir du principe que cette influence existe, qu’elle soit visible ou non.
Un processus simple d’élimination
Si vous souhaitez de meilleurs conseils financiers, commencez ici :
- Évitez les conseillers financiers dont une partie (ou la totalité) de leur rémunération est liée à la vente de produits : Cela inclut les conseillers financiers travaillant dans des institutions financières axées sur les produits, telles que les grandes banques, les sociétés de courtage en valeurs mobilières et les compagnies d’assurance.
- Posez une question clé aux conseillers financiers : « Recevez-vous une compensation pour les investissements que vous recommandez ? »
- Éliminez de votre recherche tous les conseillers financiers qui gagnent leur vie sur la base de modèles de rémunération contradictoires : Si le modèle de compensation financière comprend des commissions sur les ventes, des incitations à la vente ou un partage des revenus, passez à d’autres entreprises.
- Focus sur les conseillers rémunérés uniquement : Utilisez les répertoires « Trouver un conseiller » des associations professionnelles payantes, telles que la NAPFA, pour trouver les conseillers financiers payants dans votre région.
Ce processus n’est pas compliqué. Mais cela demande de la discipline.
L’essentiel
Vous avez deux choix en matière de conseils financiers :
- Travailler avec quelqu’un qui est payé pour vendre des produits
- Ou travaillez avec quelqu’un qui est payé pour donner des conseils
Le partage des revenus n’est qu’un exemple de la façon dont les limites deviennent floues. Mais si vous souhaitez passer outre le bruit, rappelez-vous ceci : le moyen le plus simple d’éviter les conseils financiers biaisés est d’éviter le système de distribution de produits qui les crée.
Pour de nombreux investisseurs, cela signifie une chose :
Arrêtez de suivre les conseils financiers d’un vendeur de produits et commencez à travailler avec un conseiller financier payant uniquement et payé uniquement par vous.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






