(Crédit image : Getty Images)
Chaque mois de janvier, l’actualité financière est inondée de deux choses : des articles sur l’annulation des abonnements à des salles de sport inutilisés et des prédictions confiantes sur la fin de l’année du S&P 500.
Bien que rester en forme soit un objectif noble, parier votre avenir financier sur les prévisions du marché est une tâche insensée. Si les dernières années nous ont appris quelque chose, c’est que l’économie est imprévisible, que les événements géopolitiques sont soudains et que les marchés feront ce qu’ils font, indépendamment de ce que disent les experts.
Alors que 2026 approche, je conseille à mes clients d’ignorer la boule de cristal et de se concentrer sur le miroir. Le succès de votre plan financier a généralement moins à voir avec le fait de battre un indice qu’avec votre comportement.
Cette année, engagez-vous sur trois objectifs entièrement axés sur ce que vous pouvez contrôler : vos liquidités, vos dépenses et votre organisation.
Objectif n°1 : Construire un coussin de liquidité « forteresse »
Pendant des années, les liquidités ont été considérées comme des « déchets », un frein aux rendements qui ne rapportaient presque rien. Mais l’environnement a changé, et votre stratégie aussi. En 2026, les liquidités ne sont pas seulement un actif : c’est un outil de gestion des risques.
Nous assistons à un changement structurel sur le marché du travail. Les transitions professionnelles, en particulier pour les cadres et les hauts revenus, prennent beaucoup plus de temps qu’auparavant. Remplacer un revenu à six chiffres ou un poste de direction peut facilement prendre 12 mois ou plus.
Le danger ici est le risque de séquence de rendements : être obligé de vendre des investissements à long terme (actions) pendant une baisse du marché juste pour payer l’hypothèque.
Le but : Allez au-delà de l’ancienne règle des fonds d’urgence de « trois à six mois » et visez un volant de liquidité de 18 mois.
Cela ne signifie pas accumuler 18 mois de vos dépenses actuelles. Calculez votre taux d’épuisement mensuel essentiel – logement, service de la dette, assurance et épicerie – et conservez 18 mois de ce chiffre en épargne à haut rendement ou en bons du Trésor à court terme.
Pour compléter cela, assurez-vous d’avoir accès à des liquidités de secours avant d’en avoir besoin. Il peut s’agir d’une ligne de crédit sur valeur domiciliaire (HELOC) ou d’une ligne d’actifs gagés (PAL). La liquidité offre de la flexibilité, et dans la gestion de patrimoine, la flexibilité est ce qui vous empêche de vendre à bas prix.
Objectif n°2 : Connaître votre « numéro de dépenses sécurisées »
Lorsque j’examine des plans financiers qui ont déraillé, le coupable est rarement le marché boursier ; c’est presque toujours les dépenses.
L’évolution du style de vie est le tueur silencieux de la richesse. À mesure que les revenus augmentent, les dépenses ont tendance à augmenter pour combler le vide. Une rénovation de cuisine par-ci, un abonnement de luxe par-là, et tout à coup un revenu élevé semble serré. Le stress vient du manque de limites.
Le but : Déterminez votre numéro de dépense sûre.
Il s’agit du montant précis que vous pouvez vous permettre de dépenser mensuellement sans compromettre vos liquidités à long terme ou vos objectifs de retraite. Cette approche est libératrice car elle vous éloigne de la tâche fastidieuse du suivi de chaque café au lait et vous propose une vision globale des flux de trésorerie.
Concentrez-vous sur ce qui entre et ce qui sort. Si vous recevez une augmentation ou un bonus en 2026, profitez-en et profitez d’un pourcentage, mais mettez le reste en banque. Les dépenses durables sont la base d’une tranquillité d’esprit à long terme.
Objectif n°3 : Offrir la clarté administrative
Nous pensons souvent à « l’héritage » comme aux atouts que nous laissons derrière nous. Mais demandez à tous ceux qui ont dû régler une succession, et ils vous diront que l’héritage le plus réfléchi est la clarté administrative.
Les familles se battent rarement à cause du manque d’argent ; ils se battent à cause de la confusion. Je vois trop de familles se débattre pendant une période de deuil parce que les documents successoraux étaient obsolètes, les fiducies n’étaient pas financées ou les mots de passe ont été perdus dans l’éther numérique.
Le but : « Auditer » votre administration successorale
Ne vous fiez pas uniquement à un testament que vous avez signé il y a 10 ans. Assurez-vous plutôt que votre plan successoral est simple, à jour et accessible.
- Mettre à jour les désignations. Assurez-vous que vos mandataires en matière de soins de santé et vos procurations financières sont répertoriés et prêts à servir.
- Simplifiez l’accès. Créer un système « en cas d’urgence ». Une personne de confiance doit savoir où se trouvent vos documents physiques et comment accéder à votre vie numérique (mots de passe, codes 2FA et comptes).
Cela permet à vos proches de se concentrer sur ce qui compte – les uns les autres – plutôt que de se battre avec la paperasse et les tribunaux d’homologation.
L’essentiel
Les marchés fluctueront et l’économie changera de vitesse. Vous ne pouvez pas contrôler les taux d’intérêt ou les chiffres de l’inflation.
Cependant, vos liquidités, votre discipline en matière de dépenses et votre organisation successorale sont entièrement entre vos mains.
Faites de 2026 l’année où vous cesserez de vous soucier du marché et commencerez à optimiser votre plan financier.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






