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L’embauche d’un conseiller financier est une étape cruciale dans la création de richesse générationnelle. Pourtant, certains individus abordent la relation avec des réserves.
J’ai vu des clients cacher des fonds d’urgence, des biens précieux ou même des portefeuilles d’investissement complets.
La confiance peut être difficile à instaurer, surtout lorsqu’il s’agit des actifs pour lesquels vous avez travaillé si dur pour acquérir. Mais cacher des choses à votre conseiller ne fera que faire plus de mal que de bien.
Embaucher un conseiller en lui liant les mains crée un plan financier qui se résume à un pas en avant et deux pas en arrière.
Si vous envisagez d’embaucher un conseiller, ou si vous en avez un depuis des années, j’ai trois questions à vous poser sur l’ouverture de la relation que vous partagez.
1. Pourquoi cacher quelque chose ?
Peur, honte, désir de contrôle. Les raisons varient, mais les résultats sont les mêmes : une croissance limitée et des conséquences imprévues.
Voici quelques exemples de complications dans la relation conseiller-client :
- Chaque client disposera de fonds d’épargne d’urgence. Certains pensent que garder quelque chose de rangé, même loin de leur conseiller, les protège si tout devait mal tourner. Ils craignent d’être totalement transparents.
- Les gens font des erreurs. Les clients peuvent avoir honte des dettes qu’ils ont contractées, de mauvaises décisions d’investissement ou même vouloir cacher leurs actifs à leurs partenaires. La honte est une mauvaise base sur laquelle bâtir.
- Certains clients ne peuvent tout simplement pas renoncer au contrôle de leurs finances. Ils peuvent même ressentir le besoin de « tester » leurs conseillers. J’ai vu ceux qui embauchent plusieurs conseillers, juste pour voir qui réussit le mieux avec les actifs fournis.
Un médecin ne peut pas prescrire de médicaments sans connaître vos antécédents médicaux, et un conseiller financier ne peut pas vous conseiller sans connaître le véritable état de vos finances. Quel que soit le degré de transparence, il y aura des conséquences.
2. Quel est le mal ?
L’évaluation des risques. Cacher des investissements ? Vous pourriez être fortement sursaturé dans certaines parties de votre portefeuille ou payer des frais de gestion en double. Cacher des fonds ? Votre plan pourrait être beaucoup trop conservateur, limitant votre croissance.
Des taxes inutiles. Si vous vous retrouvez dans une tranche d’imposition plus élevée que prévu, vous mettez le feu à votre argent. Chaque dollar que vous possédez vous rapproche d’une ligne, et votre conseiller doit savoir exactement à quel point vous vous en rapprochez.
Conséquences de la retraite. Êtes-vous sur le point de prendre votre retraite ? Votre conseiller vous dira exactement combien épargner et dépenser en fonction de vos revenus et de votre planification d’investissement. Ces conseils deviennent faussés si les informations avec lesquelles ils travaillent ne sont pas bonnes.
La réponse courte ? Cela va vous coûter cher. Cela dépend de la taille du squelette dans votre placard. Un plan de retraite nécessite une vision globale de ce dont vous disposez. Nous avons besoin que tous nos pneus tournent dans la même direction, mais cacher des actifs signifie laisser certaines roues complètement de côté.
3. Quelle est la récompense ?
Si vous êtes totalement transparent avec votre conseiller, vous obtenez exactement ce pour quoi vous payez. Un plan holistique à long terme qui vous permet d’être serein quant à vous-même et à l’avenir de votre famille. Si vous n’avez pas été totalement ouvert avec votre conseiller, il n’y a pas de meilleur moment que le présent.
Ce n’est pas parce que vous informez votre conseiller de quelque chose qu’il va vous le retirer des mains.
Vous devriez vous sentir bien à l’idée de rencontrer votre conseiller. Vous devriez sortir du bâtiment enthousiasmé par l’avenir. Si ce n’est pas le cas, il est raisonnable d’envisager de changer de conseiller.
L’objectif est la tranquillité d’esprit, et si vous ne l’avez pas, vous devriez vous demander pourquoi.
En fin de compte, les chiffres sont tous influencés par votre relation. Ce n’est pas sans rappeler un mariage. Si vous choisissez de retenir quelque chose, si vous n’êtes pas pleinement engagé, des problèmes surgiront.
Les partenaires qui se dévoilent leur âme voient des relations solides et durables. Si vous n’êtes pas tout à fait d’accord, vous vous trompez.
C’est incroyablement gratifiant de voir la confiance s’établir dans la relation client. Vous pouvez le voir physiquement. Les épaules s’abaissent, la pièce est calme et il y a de l’excitation dans l’air, pas de tension.
Mais la décision d’en arriver là vous appartient, et non à votre conseiller.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






