Le secteur spatial se prépare à décoller

Camille Perrot
Camille Perrot
Le secteur spatial se prépare à décoller

(Crédit image : Miguel J. Rodriguez Carrillo / AFP / Getty Images)

Il se passe beaucoup de choses dans l’espace ces jours-ci : l’ambitieuse mission lunaire de la NASA, les centres de données en orbite, le service cellulaire par satellite directement sur votre smartphone et la liste est longue.

Il existe de nombreuses raisons de penser que les perspectives commerciales futures, les nouvelles technologies et les changements géopolitiques propulseront l’industrie vers de nouveaux sommets. L’optimisme renouvelé des PDG de satellites était évident lorsque j’ai assisté au SatShow 2026, la conférence leader du secteur à Washington, DC. L’ambiance contrastait fortement avec celle des dernières années, lorsque la force perturbatrice de SpaceX et d’autres problèmes commerciaux animaient les conversations.

SpaceX continue de perturber les choses en tant que monopole de facto, mais l’ensemble de l’industrie connaît une croissance rapide et les autres acteurs ont davantage de possibilités d’en bénéficier. L’économie spatiale mondiale atteindra 1 000 milliards de dollars en 2034, contre 626 milliards de dollars en 2025, selon le cabinet de conseil Novaspace. Les États-Unis, menés par SpaceX qui lance 85 % des vaisseaux spatiaux en orbite et son service Internet Starlink, récoltent l’essentiel du marché.

Un indicateur qui fait ressortir ce point est l’augmentation des activités de lancement l’année dernière, qui se poursuivra cette année et au-delà. En 2025, 325 lancements de fusées orbitales et 4 544 engins spatiaux (principalement des satellites) ont été déployés, selon un rapport de lancement mondial de BryceTech. Cela représente une augmentation de 25 % des lancements d’une année sur l’autre et de 54 % des engins spatiaux. Les États-Unis ont réalisé 193 lancements en 2025, dont 165 provenant uniquement de SpaceX. La Chine, deuxième place, en a enregistré 93.

La géopolitique augmente les revenus spatiaux