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Au cours de la dernière décennie, l’investissement pour la retraite a connu une transformation discrète mais puissante. Les investisseurs ne se contentent plus des portefeuilles limités aux fonds communs de placement et à l’exposition traditionnelle aux marchés.
Au lieu de cela, beaucoup recherchent la diversification, le contrôle et l’accès à des actifs alternatifs – un changement qui accélère la croissance des IRA autogérés (SDIRA) et d’autres structures de retraite flexibles.
Un récent sondage envoyé à plus de 27 000 clients de la plateforme de retraite IRA Financial, avec plus de 6 000 réponses, offre un aperçu révélateur de la façon dont les investisseurs d’aujourd’hui perçoivent leur portefeuille.
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Les résultats suggèrent que la demande d’investissements alternatifs ne constitue pas une tendance de niche mais fait partie d’une évolution plus large dans la façon dont les Américains abordent la planification de la retraite.
Les investisseurs veulent accéder à des actifs alternatifs – sans abandonner les marchés publics
Le point le plus frappant de l’enquête est peut-être que les investisseurs n’abandonnent pas les marchés traditionnels : ils s’étendent au-delà de ceux-ci.
Lorsqu’on leur a demandé quels investissements les intéressaient le plus pour 2026, les personnes interrogées ont montré une forte demande dans les classes d’actifs alternatifs et publics :
- Immobilier : 58,5%
- Actions publiques et ETF : 39,6 %
- Crypto-monnaie : 32,2%
- Capital-investissement : 31,1%
- Or et métaux précieux : 28,5%
- Billets à ordre : 12,4 %
Les données reflètent une conviction croissante selon laquelle la diversification signifie désormais combiner les investissements traditionnels avec des opportunités alternatives plutôt que de choisir l’un plutôt que l’autre.
L’immobilier reste la catégorie la plus populaire, mais l’intérêt pour la cryptographie, le capital-investissement et les métaux précieux montre à quel point les investisseurs recherchent des actifs susceptibles de couvrir l’inflation ou d’offrir des profils de rendement différenciés.
Ce changement influence la façon dont les plateformes de retraite évoluent.
Par exemple, en réponse à la demande des clients, IRA Financial lance ce mois-ci une expérience d’investissement intégrée en partenariat avec Interactive Brokers qui permet aux investisseurs de détenir des actions, des ETF et des actifs alternatifs dans un seul compte.
Contrôle et accès : les principaux moteurs de l’autodirection
L’enquête a également révélé pourquoi les investisseurs ont d’abord exploré les stratégies de retraite autonomes.
Un nombre significatif de 71,2 % des personnes interrogées ont déclaré s’être tournées vers l’autogestion parce qu’elles souhaitaient investir dans des actifs spécifiques que les plans traditionnels ne permettaient pas.
Un autre 46,1 % ont cité le désir d’un plus grand contrôle sur les décisions d’investissement, tandis que d’autres ont souligné la diversification, la réduction des frais ou les références de conseillers de confiance.
Ces réponses mettent en évidence une tendance plus large : les investisseurs considèrent de plus en plus les comptes de retraite comme des véhicules d’investissement actifs plutôt que comme des comptes d’épargne passifs. Les restrictions traditionnelles en matière de détention, autrefois considérées comme la norme, sont désormais considérées comme des obstacles aux opportunités.
Les actifs alternatifs sont en croissance, mais les investisseurs apprécient toujours l’équilibre
Malgré un fort intérêt pour les alternatives, la plupart des personnes interrogées n’affectent pas l’intégralité de leur portefeuille à des investissements non traditionnels :
- 41,2% détiennent moins de 25% de leurs actifs dans des alternatives
- 30,6% allouent entre 25% et 50%
- Seuls 11,3 % déclarent que leurs portefeuilles sont fortement concentrés dans les alternatives.
Cette répartition suggère que les investisseurs ne recherchent pas la spéculation : ils construisent des portefeuilles équilibrés qui intègrent des alternatives aux côtés des titres traditionnels.
Une tendance similaire apparaît lorsque l’on examine les allocations des comptes de retraite. Près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré détenir entre 25 % et 75 % de leurs investissements totaux dans des comptes de retraite, ce qui indique que les structures fiscalement avantageuses restent essentielles à la planification à long terme.
Pas seulement les investisseurs accrédités : une base d’investisseurs plus large est en train d’émerger
L’une des conclusions les plus intéressantes de l’enquête est la diversité des antécédents des investisseurs.
Alors que 56,4 % des personnes interrogées se sont identifiées comme investisseurs qualifiés, près de la moitié ne l’ont pas fait, ce qui démontre que l’intérêt pour les actifs alternatifs ne se limite plus aux particuliers fortunés.
De nombreux investisseurs qui ne sont peut-être pas éligibles aux placements privés traditionnels recherchent toujours une exposition à l’immobilier, à la cryptographie et à d’autres investissements non traditionnels via des structures accessibles.
De plus, 77 % des personnes interrogées se décrivent comme des investisseurs intermédiaires ou avancés, ce qui reflète un niveau croissant de connaissances financières parmi les épargnants pour la retraite.
Parallèlement, 35,1 % des participants ont déclaré être à la retraite, ce qui souligne à quel point l’autonomie est utilisée non seulement pour la croissance, mais aussi pour générer des revenus et gérer un portefeuille plus tard dans la vie.
Pourquoi la demande d’IRA autogérés s’accélère
Pris ensemble, les résultats de l’enquête révèlent plusieurs forces sous-jacentes à l’origine de l’expansion des placements de retraite autogérés.
Premièrement, les investisseurs veulent de la flexibilité. Ils recherchent des plateformes qui autorisent à la fois les titres traditionnels et les actifs alternatifs sans nécessiter plusieurs comptes.
Deuxièmement, ils sont de plus en plus conscients du rôle que joue la diversification dans la gestion de l’inflation, de la volatilité des marchés et de la préservation du patrimoine à long terme.
Enfin, la technologie et l’éducation ont abaissé les barrières à l’entrée, rendant l’autonomie plus accessible que jamais.
Une nouvelle ère d’investissement pour la retraite
Les données de l’enquête dressent un tableau clair : l’investissement pour la retraite évolue. Les investisseurs se tournent vers des portefeuilles hybrides combinant les marchés publics avec l’immobilier, la cryptographie, le capital-investissement et d’autres actifs alternatifs, le tout dans des structures fiscalement avantageuses.
À mesure que les plateformes continuent d’innover, notamment avec le lancement de nouvelles solutions intégrées en 2026, l’écart entre l’investissement de courtage traditionnel et les stratégies autogérées est susceptible de se réduire encore davantage.
Pour de nombreux investisseurs, l’avenir de la planification de la retraite ne consiste pas à choisir entre des actions et des alternatives. Il s’agit d’avoir la liberté d’investir dans les deux, en un seul endroit, avec un contrôle total sur l’évolution de leurs portefeuilles au fil du temps.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






