Demandez à un retraité de quel revenu il a besoin et il vous donnera un chiffre. Demandez combien de flux de trésorerie leur portefeuille génère, et beaucoup vous donneront le même chiffre. Demandez-leur ce qu’ils dépensent réellement et vous obtiendrez souvent une troisième réponse – ou un haussement d’épaules.
C’est le problème. Ce sont trois choses différentes, et les mélanger peut tranquillement coûter de l’argent. Voici une ventilation.
Le flux de trésorerie est le mouvement de l’argent, quelles que soient les implications fiscales.
Transférer de l’argent de l’épargne au chèque ? Des flux de trésorerie, mais pas d’impôts.
Prenez un qualifié retrait de votre IRA? Flux de trésorerie avec une implication fiscale.
Vendre 50 000 $ d’actions que vous avez achetées pour 40 000 $ ? Cela représente 50 000 $ de flux de trésorerie, mais seul le gain de 10 000 $ est imposé.
Récolter une perte sur une position en baisse ? C’est aussi un flux de trésorerie, et cela peut en fait réduire votre facture fiscale.
Une grande partie de ce qui transite par vos comptes est simplement votre propre argent qui change de siège.
Le revenu est ce qui est imposé (et cela s’accompagne d’une décision). Les revenus apparaissent sur votre déclaration de revenus :
- Dividendes versés
- Intérêts gagnés
- Loyer perçu
- Plus-values réalisées
- Retraits IRA effectués
Voici la partie qui manque à beaucoup de gens : le revenu vient avec une décision. Vous pouvez dépenser l’argent ou le réinvestir.
Selon le compte, vos décisions sont imposées différemment. Par exemple, dans un compte de courtage, le dividende (revenu) est imposé, que vous le dépensiez ou non. Si le dividende arrive sur votre compte qualifié (IRA ou Roth), ce n’est pas taxé.
Il est important de prêter attention à ces petites différences.
Les dépenses sont ce qui a disparu. Il s’agit de l’argent qui sort de vos comptes pour subvenir à vos besoins et à votre style de vie (épicerie, voyages, taxes foncières). Une fois dépensé, c’est parti. Cela ne revient pas sous forme d’actions, de base ou quoi que ce soit d’autre.
Les dépenses correspondent au montant que votre plan doit réellement couvrir. Pas votre trésorerie. Pas votre revenu. Vos dépenses.
La traînée manque beaucoup
Une fois les termes définis et le plan mis en place, les fuites commencent à devenir visibles. De nombreux retraités génèrent plus de revenus imposables qu’ils n’en dépensent.
Un portefeuille d’un million de dollars dans votre compte de courtage, générant 3 % de dividendes, rapporte environ 30 000 $ de revenus sur votre déclaration de revenus chaque année, que vous le dépensiez ou le réinvestissiez.
Disons que vous n’en dépensez que 10 000 $ – vous payez quand même de l’impôt sur la totalité des 30 000 $. Vous avez écrit un chèque à l’IRS pour avoir le privilège de réinvestir l’argent que vous aviez déjà investi. Faites cela pendant une décennie, et la traînée s’accumule tranquillement, chaque mois d’avril.
Même la coordination du retrait peut faire une grande différence. Un retraité de moins de 65 ans qui finance une année entière à partir de gains en capital à long terme pourrait payer principalement 0 % en impôt sur les plus-values. En effet, seuls les gains réalisés comptent comme revenu.
S’ils maintiennent leurs gains/revenus à un niveau suffisamment bas, ils pourront peut-être également réduire leur Primes d’assurance maladie ACA. C’est une situation très différente de celle de prendre un peu d’un IRA, un peu d’un compte de courtage, de collecter des dividendes en cours de route et d’y ajouter des fonds. Conversions Roth.
Mêmes dépenses, facture fiscale très différente.
Le rendement total gagne toujours
C’est pourquoi je pousse les retraités vers une réflexion « rendement total ». Il y a peu de différence entre une action qui croît de 7 % et une action qui croît de 4 % tout en versant un dividende de 3 %.
Le producteur vous laisse décider quand réaliser un revenu. Le payeur de dividendes décide pour vous, chaque trimestre, si vous avez besoin d’argent ou non.
Parfois, la croissance peut être meilleure que les dividendes, et vice versa.
Il en va de même dans l’immobilier : le loyer plus la plus-value constitue le tableau d’ensemble, et le loyer est imposé au fur et à mesure qu’il arrive.
Contrôlez ce que vous pouvez contrôler
Investissement en dividendes est un excellent moyen de développer un portefeuille ou générer des revenus vous pouvez dépenser à la retraite. Le principal problème est que vous ne pouvez pas contrôler ce qu’une entreprise paie.
Lorsqu’un dividende cesse de être versé, la valeur de l’action peut également baisser, ce qui peut ressembler à une action que vous avez achetée pour une croissance et qui a cessé de croître. Le marché (actions, obligations, immobilier) comporte des risques, quelle que soit la manière dont on le considère.
Ce que vous pouvez contrôler, c’est combien vous dépensez sur vos comptes. En d’autres termes, faites fructifier votre argent comme bon vous semble, que ce soit par le biais de la croissance, des dividendes ou de l’immobilier. C’est à vous de décider.
Ensuite, séparez la croissance ou le taux de versement du montant que vous souhaitez dépenser.
Enfin, assurez-vous de disposer d’un plan de secours afin de pouvoir maintenir votre style de vie et vos dépenses, quelles que soient les conditions du marché.
Dans mon livre, j’appelle cela vos réserves. D’autres conseillers lui donnent d’autres noms.
En fin de compte : ne laissez pas la décision de quelqu’un d’autre (versement de dividendes, etc.) contrôler votre retraite et assurez-vous de surveiller vos flux de trésorerie, vos revenus et vos dépenses afin qu’ils fonctionnent tous ensemble efficacement.
Cet article a été écrit et présente les points de vue de notre conseiller collaborateur, et non de la rédaction de Kiplinger. Vous pouvez vérifier les dossiers des conseillers auprès du SECONDE ou avec FINRA.






