Cellule mentorale de Mirabel
Mentors recherchés
Offert sur le territoire de Mirabel depuis à peine six mois, le service de mentorat du Centre local de développement (CLD) de Mirabel est à la recherche de mentors pour soutenir le développement des compétences de ses entrepreneurs. C’est en novembre dernier que le CLD mirabellois inaugurait officiellement son service de mentorat, de concert avec d’autres CLD de la région.
Dany Cloutier

 


(Photo Michel Chartrand)

Du CLD de Mirabel: Johanne Fontaine, Yvan Lanthier
et Jean-Luc Riopel, directeur général.


Il faut mentionner que les entrepreneurs mentorés peuvent bénéficier de ce service gratuit dans le but d’augmenter jusqu’à 75 % leurs chances de réussite. Le CLD s’est donc donné comme objectif de diffuser l’information sur le mentorat, de démarrer de nouvelles dyades mentors-mentorés et d’effectuer un suivi auprès d’eux.

Signe du sérieux de la démarche, plusieurs organismes régionaux et nationaux à caractère économique soutiennent cette démarche. Entre autres, la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) des Laurentides, le Forum Jeunesse, Emploi-Québec, la Conférence régionale des élus (CRÉ) des Laurentides et la Fondation de l’entrepreneurship. C’est cette dernière organisation qui a lancé le projet panquébécois de mentorat en juillet 2000. «Le réseau de mentorat constitue un véritable regroupement de cellules locales de mentors (parrains) encadrées et soutenues par des organismes accrédités par la Fondation, indique la Fondation. L’implantation du réseau se fait par la mise en place graduelle de cellules locales de façon à couvrir l’ensemble du territoire québécois.» Selon la définition que donne la Fondation, le mentorat d’affaires est «une relation fondée sur un engagement libre et volontaire basée sur la confiance et le respect mutuel. Une personne d’expérience, le mentor, accompagne un entrepreneur moins expérimenté, le mentoré. Le mentor et le mentoré sont responsables du succès de la relation, ils clarifient leurs rôles respectifs et la manière précise dont chacun contribuera à l’atteinte des objectifs du mentoré». Grâce à plus d’une cinquantaine de cellules disséminées un peu partout au Québec, le réseau de mentorat de la Fondation est l’un des plus importants au Canada.

Une question de confiance
Établir une relation de confiance est primordial pour qu’une relation mentor-mentoré puisse réussir. C’est pourquoi la cellule mentorale du CLD de Mirabel a mis en place un code d’éthique et de confidentialité des échanges. «Étant donné que l’échange se passe entre deux individus, les gens sont plus portés à s’ouvrir», explique le directeur général du CLD de Mirabel, Jean-Luc Riopel. Dans cette optique, quel est donc le rôle du mentor? D’abord, le mentor concentre ses interventions sur l’entrepreneur et non pas sur l’entreprise; il ne s’immiscera pas dans la gestion quotidienne de ses affaires. Aucun intérêt financier n’est rattaché à ses services. D’ailleurs, il peut s’agir d’une personne qui a évolué dans un tout autre domaine que le mentoré. «Le mentor est un guide, il écoute, il accueille l’entrepreneur dans sa démarche pour lui permettre d’éviter de répéter ses erreurs», explique-t-on au CLD.

«En tant que commissaire industriel, je rencontre les propriétaires d’entreprises une fois par année, alors qu’un mentor pourra suivre l’évolution de l’entrepreneur sur une base plus fréquente», observe pour sa part Yvan Lanthier, du CLD de Mirabel, pour faire ressortir les aspects positifs de la relation mentorale. Le mentor soutient le mentoré en fonction de ses disponibilités.»

À qui s’adresse le service de mentorat? «À des entreprises déjà démarrées qui ont des projets d’expansion, souligne-t-on au CLD. Ce service s’adresse aux entrepreneurs qui sont “seuls en haut de leur tour” et qui voudraient partager le trop-plein avec quelqu’un qui peut les conseiller.» La relation mentorale poursuit plusieurs objectifs. Entre autres, ceux d’échanger sur les stratégies commerciales, d’ouvrir de nouveaux horizons, de développer ses habiletés de gestionnaire et de profiter d’un jugement extérieur pour éclairer la prise de décisions. Si le besoin exprimé par l’entrepreneur ne cadre pas avec l’activité de mentorat, le CLD peut le diriger vers les ressources appropriées.

La particularité de Mirabel
Le CLD de Mirabel a mis en place une équipe pour soutenir la ressource attitrée à ce nouveau service: Yvan Lanthier, qui visite des entreprises à longueur d’année, et Johanne Fontaine, adjointe administrative, pour sa connaissance du milieu et du territoire. Le CLD est aux aguets.

Jean-Luc Riopel soulève le caractère particulier de Mirabel. L’étendue de son territoire et la diversité de ses acteurs entrepreneuriaux (secteurs industriel, commercial et agricole), de même que la présence d’entrepreneurs locaux et d’entreprises qui œuvrent sur le plan international, posent un défi de taille pour le trio mirabellois. L’enjeu majeur pour assurer le succès de la cellule mentorale sur le territoire qu’elle dessert: le recrutement de gens d’affaires d’expérience qui voudraient devenir mentors.

Dans son calendrier, la cellule de mentorat veut effectuer un travail de sensibilisation secteur par secteur. Elle a aussi l’intention d’organiser des activités de perfectionnement et de maillage à l’intention des mentors et des mentorés.