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mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, et le directeur
de l’urbanisme et du développement durable de la Ville, Normand
Rousseau, surveillent de près le développement urbain du
centre-ville tout en travaillant parallèlement à consolider
la vocation de la Ville comme pôle régional au sein de la
MRC.
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Mis
au fait des expériences de TOD (Transit oriented
development) tentées ailleurs, le maire de l’époque,
Élie Fallu, a rapidement entrepris d’en faire le canevas
de principes guidant le plan d’aménagement du secteur de
la gare
de la Ville de Sainte-Thérèse. |
Parallèlement, certains secteurs déjà construits
sont en déclin. C’est le cas, notamment du secteur de la
friche industrielle ceinturant l’ancienne gare de Sainte-Thérèse,
en plein cœur du centre-ville.
En cette ère de développement intelligent, deux avenues
possibles: regarder le train passer ou opter pour le «recyclage»
de l’espace déjà construit. «Il fallait que
la Ville agisse. Nous avons donc pris l’initiative d’intégrer
le retour du transport en commun et du train au développement de
Sainte-Thérèse, d’indiquer le maire d’alors,
Élie Fallu. Il nous fallait densifier notre plan urbanistique en
utilisant tous les petits coins qui restaient. En construisant au pied
cube et non plus au pied carré», de poursuivre M. Fallu.
Vers le transport en commun
Il faut remonter aussi loin que dans les années 1970 pour comprendre
toute la réflexion amorcée autour du transport en commun
par les autorités municipales de Sainte-Thérèse de
l’époque et la prise en charge, en 1985, du transport en
commun. Puis, en 1997, la Ville saisit l’occasion de la relance
du train de Blainville pour localiser sa nouvelle gare dans un secteur
stratégique, rue Turgeon. «On se disait que si on réussissait
à remettre le train sur ses rails, personne ne pourrait plus nous
l’enlever», de faire valoir M. Fallu.
Afin de renforcer le quartier, la Ville rapatrie les circuits d’autobus
de Rosemère autour de la gare pour en faire un vrai pôle
intermodal et fait dévier la Route verte à proximité.
Elle crée un parc linéaire et décide d’un programme
de ravalement des façades de la rue commerciale, avant que les
promoteurs n’amorcent le développement du secteur.
Au tournant du nouveau millénaire, la Ville acquiert plusieurs
terrains et entreprend la construction des infrastructures municipales
dans le secteur de la gare: routes, trottoirs et pistes cyclables, auxquels
s’ajouteront la rocade d’autobus, le stationnement incitatif,
le marché public, le stationnement municipal et le parc linéaire.
Un investissement global de quatre millions de dollars. «Tous ces
projets ont été réalisés avant même
la première pelletée de terre. C’était le coup
de barre à donner pour démontrer tout le sérieux
de notre projet de développement», précise Normand
Rousseau, directeur de l’urbanisme et du développement durable.
Une volonté planifiée
Dans l’élaboration de sa stratégie, la Ville de Sainte-Thérèse
avait pris soin de manifester fermement et clairement son intention de
suivre de près tout développement autour de la gare. «Il
n’y a pas de place à l’improvisation dans notre plan
d’urbanisme. Ce projet a été longuement réfléchi
et pensé», d’indiquer M. Rousseau.
Dans ce contexte, les autorités municipales ont choisi les promoteurs
les plus aptes à réaliser les immeubles conformément
au plan directeur, au plan d’urbanisme et aux règlements
de zonage approuvés. C’est ainsi qu’au cours des trois
dernières années, en plein cœur du village de Sainte-Thérèse,
sont apparues plusieurs bâtisses: Les Cochères de la Gare,
Place de la Gare, Le Manoir l’amitié n’a pas d’âge,
et plus récemment, Le Bourg du Village. Un cinquième projet,
Le Sage au piano est actuellement en voie de réalisation.
«À ce stade, l’ensemble du projet dépasse les
objectifs de départ fixés par la Municipalité»,
rapporte M. Rousseau. À ce jour, le développement urbain
de Sainte-Thérèse a généré quelque
60 millions de dollars en investissements privés, en plus de contribuer
à la revitalisation de la rue Turgeon, une artère commerciale
du centre-ville. «Et c’est loin d’être terminé.
Il reste encore des terrains vacants dans ce secteur et nous prévoyons
y travailler encore pour au moins dix ans», prévient M. Rousseau.
À terme, la Ville de Sainte-Thérèse évalue
sa contribution à 12 à 15 millions de dollars par rapport
à un investissement privé estimé à plus de
150 millions de dollars. Dans dix ans, ce nouveau quartier accueillera
au total entre 1 500 et 2 000 unités résidentielles de plus.
«Ce projet, c’est l’approche d’une ville qui veut
vivre en douceur, mais qui veut aussi se développer. On a transformé
Sainte-Thérèse dans le respect des citoyens. Ceux qui sont
déjà là et ceux qui s’en viennent», résume
M. Fallu.
Mentionnons, en terminant, qu’avec seulement 9 % du total des périmètres
urbains de la MRC, la Ville de Sainte-Thérèse accueille
près de 20 % de la population totale. La Ville est cinq fois plus
densément peuplée que les six autres villes de la MRC, fruit
d’une politique soutenue de densification urbaine. Actuellement,
le territoire municipal est occupé à plus de 95 %.
Historique
1849: La Ville de Sainte-Thérèse obtient un statut légal
reconnu.
1875: Inauguration de la gare à Sainte-Thérèse.
1890: Début des industries de pianos qui marqueront l’histoire
de la ville.
1950: Mouvement important de développement industriel, une conséquence
directe de l’axe nouvellement construit de l’autoroute 15.
1985: Prise en charge, par les élus municipaux, du transport en
commun.
1987: Adoption du premier schéma d’aménagement et
de développement pour le territoire de la MRC de Thérèse-De
Blainville.
1990: Création du Conseil métropolitain des transports collectifs,
organisme dont le mandat est d’intégrer les transports collectifs
à l’échelle de la région métropolitaine.
1995: Création de l’Agence métropolitaine de transport
(AMT), organisme qui prend la relève de la CMTC, pour la planification,
l’expansion et la gestion du réseau de trains de banlieue
reliant les banlieues à l’île de Montréal.
Ouverture du Centre culturel et communautaire Thérèse de
Blainville.
1997: Remise en opération temporaire du train de banlieue reliant
Sainte-Thérèse à Montréal.
1998: L’AMT procède, en accord avec la Ville, à la
démolition de certains bâtiments industriels vacants et à
certaines expropriations pour aménager un stationnement incitatif
permanent pouvant accueillir 664 voitures.
2000: La MRC de Thérèse-De Blainville fait dorénavant
partie du territoire de la Communauté métropolitaine de
Montréal (CMM).
2001: Adoption du premier projet de schéma d’aménagement
révisé par les autorités régionales. Adoption
du programme municipal de réaménagement et revitalisation
des façades de la rue Turgeon, une initiative municipale, création
de la Place du Village et réaménagement de l’intersection.
2002: Rapatriement des circuits du terminus d’autobus Rosemère
vers la gare intermodale de Sainte-Thérèse et déviation
du tracé de la Route verte à proximité de la gare.
2003: Les autorités municipales procèdent à l’achat
de plusieurs terrains situés autour de la gare et à leur
consolidation.
2004: Inauguration de la gare, construite et financée par les autorités
municipales. Adoption d’un premier projet de construction proposé
par les Habitations Viagère, Les Cochères de la Gare, un
immeuble de quatre étages comprenant 94 unités résidentielles.
Adoption d’un deuxième projet, Le Manoir l’amitié
n’a pas d’âge, proposé par EMD Construction,
un projet de sept étages et 123 unités résidentielles
pour personnes âgées en perte d’autonomie. Un centre
de la petite enfance privé de 80 places est intégré
au rez-de-chaussée de l’immeuble. Ratio de stationnement:
0,7 par unité résidentielle.
2005: Approbation d’un troisième projet, Place de la Gare,
proposé par les Habitations Viagère. Un immeuble de sept
étages comprenant 132 unités résidentielles. Ratio
de stationnement: 1,7 par unité résidentielle.
Adoption du quatrième projet, Le Bourg du Village, un projet de
six étages et 180 unités locatives proposé par Transcorp
Immobilier. Ratio de stationnement: 1,5 par unité résidentielle.
2006: Création d’un marché public.
2007: La construction d’un autre projet est amorcée, Le Sage
au piano, un projet de 300 condos et logements locatifs spécialisés.
Le troisième projet proposé par EMD Construction.
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