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conseillère commercialisation à la Direction Efficacité
énergétique d’Hydro-Québec, Johanne Cholette. |
Hydro-Québec
considère que les feux de circulation actuels consomment dix fois
plus d’énergie qu’il n’en faudrait.
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Hydro-Québec
souhaite que chacun fasse son effort pour réduire ses besoins d’approvisionnement
et, ultimement, préserver l’environnement. |
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Dans son plan global en efficacité énergétique
2005-2010, Hydro-Québec s’est fixé comme objectif
une économie de 4,1 térawattheures (TWh) ou 1 000 gigawattheures
(GWh), de quoi alimenter près de 250 000 maisons.
Vous avez très certainement été invités à
vous procurer des thermostats électroniques, des électroménagers
Energy Star, des minuteries de piscine ou des fluocompacts. La société
d’État accorde des bons-rabais pour l’achat de ces
équipements pour le secteur résidentiel. Hydro-Québec
encourage également les entreprises ou institutions de petite et
grande taille à diminuer leur consommation d’énergie.
Elle souhaite que chacun fasse son effort pour réduire ses besoins
d’approvisionnement et ultimement préserver l’environnement.
Le plan d’approvisionnement 2005-2014 prévoit une croissance
des ventes de 1,2 % par année en moyenne, soit environ 2 TWh. On
note que depuis 1975, la production hydroélectrique québécoise
a doublé alors que l’utilisation du pétrole, excluant
le secteur des transports, a diminué des deux tiers. L’hydroélectricité
représente 97 % de sa production, le reste étant assuré
par de l’énergie thermique (y compris nucléaire) et
de l’énergie éolienne.
Les entreprises commerciales, les institutions publiques, les entreprises
industrielles étant de grandes consommatrices d’énergie,
Hydro-Québec tente depuis quelques années de faire la promotion
de divers programmes pour aider à réduire cette consommation.
Dans chacune des régions, des approches sont faites pour que ces
programmes soient connus. Selon la conseillère commercialisation
à la Direction Efficacité énergétique d’Hydro-Québec,
Johanne Cholette, la clientèle des Laurentides y adhère
de plus en plus, notamment les marchés d’alimentation de
la MRC de Thérèse-De Blainville et les établissements
d’enseignement.
Comme les PME représentent la majeure partie des entreprises sises
sur le territoire, nous nous attarderons plus particulièrement
à ces programmes. Il en existe quatre: le programme Optimisation
énergétique des bâtiments, le programme Produits efficaces,
le programme Optimisation des feux de circulation (pour les municipalités)
et le programme Systèmes industriels.
Le programme Optimisation énergétique des bâtiments
tient compte de la consommation d’énergie en général.
Le financement est basé sur les kilowattheures économisés.
Il s’adresse aux propriétaires de bâtiments existants
et nouveaux (autres que les usines faisant appel à des procédés
de transformation). Il peut s’agir d’immeubles de bureaux,
d’établissements d’enseignement ou de santé,
d’immeubles commerciaux, etc.
Il peut y avoir plus d’un projet présenté par bâtiment,
telles l’installation de contrôles pour l’éclairage
et la mise en place de systèmes de ventilation à vitesse
variable. Par exemple, le collège Lionel-Groulx a présenté
plus d’un projet dans ce type de programme. Dans les Laurentides
(ce territoire dessert l’Ouest du Québec, l’Outaouais
et les Laurentides), 194 projets sont en traitement. De l’avis de
Mme Cholette, le secteur de l’éducation a une culture d’économie
d’énergie des bâtiments. L’économie potentielle
de ces projets (réalisés ou en voie de réalisation)
pour 2006 est de 13 GWh. «Depuis son entrée en vigueur en
janvier 2004, on voit que les chiffres augmentent», de dire Mme
Cholette. L’appui financier maximum est de 500 000 $.
Par ailleurs, le programme Systèmes industriels a été
pensé pour les petites et moyennes entreprises, les municipalités,
les clients des réseaux municipaux ainsi que les clients des réseaux
autonomes qui utilisent des équipements, des systèmes ou
des procédés industriels. Quarante-huit projets sont en
cours de traitement dans les Laurentides. «Les municipalités
peuvent avoir accès à ce programme pour leur usine de traitement
des eaux usées, notamment pour la réduction d’énergie,
grâce à un nouveau système de compression et de pompage»,
a précisé Johanne Cholette. Une aide financière peut
être accordée jusqu’à un montant maximum de
300 000 $.
Un autre programme tout simple est particulièrement destiné
aux municipalités: le programme Feux de circulation. Hydro-Québec
considère que les feux de circulation actuels consomment dix fois
plus d’énergie qu’il n’en faudrait. La société
d’État offre un appui financier pour le remplacement des
lampes à incandescence par des feux à diodes électroluminescentes
(DEL). Une contribution de 100 $ par feu de circulation est accordée.
Les feux DEL ont une durée de vie de huit à dix ans. «Plusieurs
municipalités ont participé. On dépasse nos objectifs.
Cela permet aux villes d’économiser 80 % de la facture d’électricité.
On souhaite ardemment que les municipalités emboîtent le
pas», de dire la conseillère en commercialisation. En 2006,
40 municipalités ont profité du programme, pour une réduction
de 17 GWh. L’appui financier total est de l’ordre de 5 200
000 $.
En ce qui concerne le programme Produits efficaces, il est destiné
à divers types d’entreprises ou d’établissements.
Il cherche, par une remise en argent pouvant atteindre plusieurs centaines
de dollars, à encourager le choix de produits à plus faible
consommation d’énergie. Il permet de remplacer les produits
d’éclairage standards par des produits plus efficaces (une
remise allant jusqu’à 40 $ par produit est accordée),
d’ajouter ou de remplacer les moteurs réguliers par des moteurs
superéconergétiques NEMA PremiumMC (une remise pouvant atteindre
600 $, selon la puissance du moteur, est reliée à ce type
d’acquisition) et les produits d’équipement agricole
par des tapis chauffants (une remise jusqu’à 53 $ par tapis
est prévue). La conseillère commercialisation a indiqué
que ce programme est en phase de lancement et qu’Hydro-Québec
travaille à le faire connaître. «Les commissions scolaires
sont les clients qui répondent le mieux. On change régulièrement
les équipements d’éclairage dans les écoles»,
ajoute Mme Cholette.
Cette dernière fait remarquer que dans sa stratégie énergétique
que vient de rendre publique le gouvernement du Québec, l’objectif
de réduction de consommation d’énergie de ses propres
établissements a été fixé à 10 % pour
les commissions scolaires, 14 % pour le domaine de l’enseignement
supérieur et 14 % pour le secteur de la santé.
Le secteur commercial, quant à lui, et particulièrement
les marchés d’alimentation, ont déjà fait des
efforts en ce sens et répondent bien en adhérant aux divers
programmes élaborés pour eux. Vous voulez réduire
votre consommation d’énergie: consultez le site Internet
[www.hydroquebec.com].
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