Le maire Cantin surcharge la carte de crédit de Blainville en s’offrant des infrastructures régionales. C’est du moins ce qu’allèguent les conseillers formant l’opposition au conseil municipal de Blainville, nommément Louis Lamarre, Michèle Murray, Serge Paquette et Jeannette Lavoie. Par voie de communiqué émis à la suite du dépôt du budget 2008, le 18 décembre dernier, leur porte-parole, Louis Lamarre, déplore l’ampleur de la dette reléguée aux générations futures. «Le maire Cantin trouvera la nouvelle année difficile lorsque la population réalisera à quel point il a surchargé la carte de crédit de Blainville en s’offrant des infrastructures régionales», insiste-t-il, estimant que le budget 2008 de l’administration Cantin contraint les Blainvillois à financer seuls des infrastructures qui bénéficieront à l’ensemble de la région. «Le maire doit cesser de dépenser de manière irresponsable l’argent qui n’est pas le sien en acceptant de financer, sur 20 ans, des projets qui totalisent 17,6 M $, tels que la piscine régionale et la Maison des naissances», ajoute-t-il.
Une dette de 2 023 $ par habitant
Poursuivant, M. Lamarre juge inconcevable, alors que la Ville bénéficie de conditions favorables, de toujours préconiser l’endettement pour financer des dépenses courantes. Selon lui, dans le contexte actuel, le fait de soustraire 1,5 M $ aux surplus accumulés en raison de la baisse de l’impôt foncier a pour effet de cacher l’ampleur réelle de la dette qui s’élève dorénavant à 2 023 $ par habitant, selon le profil financier 2007 de Blainville établi par le ministère des Affaires municipales et des Régions. «C’est du gaspillage de fonds publics que de gruger dans notre marge de manœuvre afin de soutenir des mesures purement électoralistes, alors qu’il reste encore beaucoup à construire dans une ville en effervescence comme Blainville. La dette projetée de la Municipalité, selon les estimations du Service des finances de la Ville de Blainville, au 31 décembre 2007, a augmenté de 37 % depuis l’arrivée au pouvoir de François Cantin, en 2005, passant de 102 M $ à 140 M $», note encore M. Lamarre.
Enfin, le communiqué indique que les conseillers de l’opposition auraient préconisé l’attribution de la somme de 1,5 M $ au surplus accumulé de l’année financière 2006, afin de rembourser le capital de la dette des contribuables ou de financer des infrastructures. Cette somme aurait notamment pu payer une partie des coûts du nouveau poste de police, suggèrent-ils. «Nous avons été élus par 47 % des électeurs et nous entendons accomplir notre mandat avec intégrité en veillant aux intérêts de l’ensemble des citoyens», a conclu M. Lamarre.
Référence: Éveil
19 janvier 2008