Comment joindre la clientèle agrotouristique?

Jean-Jacques Simard,
agronome

 


L’agrotourisme se développe de plus en plus en Outaouais. Pour les producteurs qui désirent profiter de cet essor, il importe de savoir comment attirer l’attention de gens intéressés qui veulent vivre une expérience originale et qui sont prêts à parcourir plus de 100 kilomètres pour se rendre dans une ferme…

Dans la région, on dénombre déjà plus de 30 fermes qui organisent des activités agrotouristiques : visites guidées, repas mettant en valeur des produits agricoles, activités de cabane à sucre, hébergement  à la ferme, etc. La plupart des établissements agrotouristiques offrent aussi des produits agricoles frais ou transformés. Leur clientèle vient en majorité des agglomérations urbaines. Outre la population locale, elle mise sur un bon réservoir de villégiateurs et de touristes de passage.

Les sources d’information de la clientèle agrotouristique
Avant de fixer leur choix et d’opter pour un itinéraire précis, certaines personnes vont communiquer avec un bureau d’information touristique ou le visiter. Beaucoup consulteront le guide touristique officiel de l’Outaouais de l’Association touristique régionale (ATR) que l’on trouve dans les bureaux d’information de la région. Pour profiter d’une annonce dans ce guide, les établissements doivent être membres de l’ATR, ce qui est possible moyennant une cotisation annuelle; on peut se rendre dans le site Internet [www.tourismeoutaouais.com] pour en savoir davantage ou pour joindre un agent d’information. Par ailleurs, de nombreux bureaux d’infor­mation touristique acceptent de diffuser des brochures publicitaires et d’autres documents d’information.

En matière d’information touristique, Internet est devenu un incontournable. Des renseignements sur les fermes proposant des activités agrotouristiques seront bientôt publiés dans le nouveau site Internet [www.agrotourismeauquebec.com] qui sera en ligne au printemps 2008. Ces renseignements proviennent de la base de données sur l’agrotourisme que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation tient à jour. Pour l’année 2008, aucuns frais ne sont imposés pour profiter de ce site.

Toujours dans Internet, le répertoire « Les saveurs de l’Outaouais » de la Table de concertation agroalimentaire de l’Outaouais [(www.agro-outaouais.com/repertoire_agroalimentaire]) recense la plupart des fermes qui offrent des activités agrotouristiques et qui vendent des produits agricoles ou transformés directement aux consommateurs. Il n’y a aucuns frais exigés pour être inscrit dans ce répertoire.

Les centres locaux de développement (CLD) peuvent soutenir les efforts que les entreprises agricoles déploient pour accroître leur visibilité. Ainsi, il est possible de communiquer avec un agent de développement rural pour connaître les services qui sont offerts. Certains CLD ont déjà publié un répertoire et ont un site Internet faisant la promotion de fermes qui organisent des activités agrotouristiques ou qui vendent leurs produits agricoles à la ferme. À titre d’exemple, mentionnons le répertoire « Balade au cœur de la Petite-Nation » et le site Internet du Centre local de développement de la MRC Papineau [(www.papineau.ca]) de même que le répertoire « La carte agroalimentaire / Agri-Food Industry Map » du Centre local de développement de la MRC Les Collines-de-l’Outaouais [(www.collines-outaouais.org]). Il y a certains frais à payer pour permettre l’impression des répertoires.

Les bureaux municipaux ou ceux des MRC représentent une autre voie pour se faire connaître. Il en va de même pour les établissements hôteliers et les terrains de camping. On peut aussi miser sur les publireportages ou les annonces dans les médias locaux, régionaux ou nationaux. Il y a également les panneaux-réclames dont on peut tirer parti. On peut enfin penser à mettre en ligne son propre site Internet.

La collaboration entre les établissements agrotouristiques et touristiques peut également être très fructueuse. Aiguiller les visiteurs vers d’autres entreprises  a son importance puisque, le plus souvent, la plupart d’entre eux auront envie de découvrir plus d’un établissement au cours de leur séjour. Finalement, on ne doit pas oublier le bouche à oreille, car un client agrotouristique satisfait de son expérience en parlera à coup sûr à de nombreuses personnes.

Jean-Jacques Simard, agronome, conseiller en aménagement du territoire et en agrotourisme,
 MAPAQ, secteur Outaouais